Appel à Candidature : Académie Algérienne des Sciences et des Technologies : 07 Mai 2015

Conditions de Candidature :

  • Professeur de l’enseignement supérieur ou Directeur de recherche en activité ou en retraite,
  • Technologue possédant au moins le diplôme d’ingénieur d’état, âgé au minimum de 40 ans en activité ou en retraite.
  • Domaines concernés: les Mathématiques, la Physique, la Chimie, l’Informatique, les Sciences de la Terre et de l’Univers, les Sciences de la Vie et de la Nature, les Sciences Médicales, et les Sciences de l’Ingénieur.

Soumission des dossiers de candidature :

  • Consulter les sites www.asta.dz, www.mesrs.dz, www.dgrsdt.dz et transmettre par voie électronique à l’adresse suivante info@asta.dz le dossier complet (grille + pièces justificatives).
  • Pour toute information complémentaire appeler au 021 27 90 30

LA DATE LIMITE DE DEPOT DES CANDIDATURES  EST FIXEE AU 07 MAI 2015

 

L’Académie des Sciences constitue la plus haute autorité scientifique d’un pays. Elle concourt au développement des sciences et de leurs applications, et conseille les autorités gouvernementales en ce domaine reconnu majeur, dans un monde en évolution permanente, où sciences et techniques jouent un rôle économique et social de plus en plus déterminant, dans un environnement international marqué par l’explosion des connaissances et un essor technologique sans précédent.

En Algérie, le niveau de développement de l’activité scientifique atteint après les résultats probants enregistrés sur le double plan de la formation de l’élite nationale, et de la réalisation d’institutions d’enseignement et de recherche, milite en faveur de la mise en place d’une Académie des sciences et des technologies. Cette institution permettra d’accompagner, en tant que plus haute autorité dans le domaine, l’essor scientifique et technologique du pays, et servira d’interface avec les instances scientifiques internationales.

L’Algérie, en tant que pays majeur du continent africain, gagnerait à se doter d’une telle autorité scientifique suprême, sachant que tous les indicateurs lui reconnaissent l’élite la plus consistante d’Afrique et des pays arabes, exerçant en Algérie et à l’étranger. Aujourd’hui, cette élite est en attente d’une représentation nécessaire à son expression et à sa visibilité dans le monde.
Ainsi, le projet de création de l’Académie, initié d’abord au Conseil National Economique et Social, a été conduit, ensuite, par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Un comité de suivi a été institué pour accompagner le processus de mise en place de cette institution scientifique. Il regroupe, outre des universitaires, les représentants de onze (11) départements ministériels (Ministère de l’Industrie et des Mines, Ministère de l’Energie, Ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, Ministère des Transports, Ministère de la Défense Nationale, Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Ministère des Travaux Publics, Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, Ministère des Ressources en Eaux, Ministère de la Santé Publique et de la Réforme Hospitalière, Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques).

L’étude prospective sur les motivations, la structuration, les supports et la faisabilité de l’Académie a été menée par le comité de suivi, avec la contribution de l’académie française des sciences, et de quelques scientifiques algériens expatriés.
L’idée de création d’une seule Académie des sciences et des technologies a été retenue. Cette dernière est le résultat de consultations ayant fait consensus, et parait viable dans le cas de l’Algérie, pour assurer une couverture rigoureuse des différentes disciplines en sciences et en technologies. Les grands domaines des sciences retenus sont : les Mathématiques, la Physique, la Chimie, l’Informatique, les Sciences de la Terre et de l’Univers, les Sciences de la Vie et de la Nature, les Sciences Médicales, et les Sciences de l’Ingénieur.
Les missions de l’Académie, en tant qu’institution autonome de l’excellence nationale visent à :
– contribuer au progrès des sciences et technologies et de leurs applications ;
-promouvoir et impulser l’enseignement des sciences et des technologies ;
– assurer un rôle d’expertise et de conseil, en aidant les pouvoirs publics à la prise de décision en matière de choix stratégiques d’ordre scientifique et technologique ;
– encourager la culture scientifique à travers la diffusion et la publication des résultats de la recherche scientifique et du développement technologique, ainsi que par la participation aux débats scientifiques sur les grands thèmes, avec les chercheurs et les différentes composantes de la société ;
– favoriser les échanges et la coopération avec les instances scientifiques internationales de haut niveau.
Ainsi, et à l’issue d’une concertation avec la communauté scientifique nationale, et les représentants des secteurs concernés, un projet de décret a été soumis au gouvernement, pour mettre en place le cadre institutionnel portant création de l’Académie algérienne des sciences et des technologies.
Tout est mis en œuvre pour la création d’une académie autonome, indépendante, et constituée de membres admis sur la base de critères scientifiques universels, dans une démarche transparente.
Dans ce cadre, le statut ci-joint définissant les missions, la composition et l’organisation de l’Académie, précise en particulier que :
– l’Académie est une institution nationale indépendante, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière ;
– les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes de l’Académie sont fixés par le règlement intérieur de l’Académie, qui est adopté par l’assemblée plénière (par les membres eux-mêmes, pour assurer l’indépendance de l’institution) ;
– l’Académie comprend 200 membres. Le noyau fondateur est constitué de 50 membres choisis par un jury international sur la base de critères scientifiques universels. Les autres membres seront admis par leurs pairs, à raison de 25 par an, jusqu’à atteindre le nombre total de 200, et ce pour préserver le haut niveau scientifique de l’institution.
Il est important de noter que par souci d’éthique, les membres du comité de suivi, ayant participé à l’élaboration des critères de recevabilité des dossiers, ne pourront pas être candidats au noyau fondateur de l’Académie.
Par ailleurs, et afin d’assurer une uniformisation dans l’étude des dossiers de candidature au noyau fondateur, le comité de suivi a mis en place deux grilles de critères de recevabilité, une pour les scientifiques et une autre pour les technologues, sachant que l’Académie concerne des académiques et des non-académiques extérieurs au secteur universitaire et obéissant à des critères spécifiques aux secteurs techniques (technologie; innovation; transfert du savoir-faire; etc.…). Ces critères de recevabilité, universellement admis, serviront à l’étude préliminaire des dossiers et faciliteront la présentation des candidatures au jury international, chargé de la sélection définitive des 50 membres fondateurs (selon des critères définis par le jury).

Les candidats devront transmettre toutes les pièces justificatives citées dans la grille et tout document complémentaire jugé nécessaire et important pour leur évaluation (même s’il n’est pas demandé sur les grilles). D’autre part, il est demandé d’envoyer un CV et une lettre de motivation rédigés aussi en langue anglaise, et éventuellement des lettres de recommandation.

Les dossiers devront être transmis par voie électronique à l’adresse suivante info@asta.dz et déposés au niveau du secrétariat de la DGRSDT, qui assure le secrétariat du comité de suivi (en charge de la préparation de la phase de sélection des membres fondateurs par le jury international). Les candidats doivent s’assurer de la remise d’un accusé de réception portant un numéro de dossier.
Le dépôt des dossiers de candidature est ouvert. La date limite de clôture est fixée au 7 Mai 2015.
Le jury international sera composé d’académiciens, issus de : l’Académie des Sciences de France, l’Académie des Technologies de France, l’Académie des Sciences des Etats Unis d’Amérique, l’Académie Royale de Grande Bretagne et l’Académie Royale de Suède.
Enfin, et pour permettre un bon fonctionnement ultérieur à ce noyau fondateur, un équilibre de représentativité par discipline est nécessaire : au minimum 03 membres par domaine scientifique et au minimum 08 technologues, sont jugés obligatoires. D’autre part, un maximum de 05 algériens résidant à l’étranger et participant à l’effort national, pourront faire partie du noyau fondateur.

Le calendrier général fixant les différentes étapes, jusqu’ à la création de l’académie, sera connu dès la constitution du jury international. Pour toute information complémentaire veuillez consulter les sites www.asta.dz, www.mesrs.dz ou www.dgrsdt.dz .