Research Projects
CNEPRU : Plan de prévention des risques d’inondation dans la région de Souk-Ahras
Project Code | Period |
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A17N01UN410120220001 | 2025-2022 |
Project Leader
![]() |
Sabri DAIRISenior LecturerFaculty of Science and Technology University of Souk Ahras, Souk Ahras ![]() ![]() |
Members
Full name | Position | Field |
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Sofiane BOUKHARI |
Senior Lecturer | |
El-Hadi MECHENTEL |
Assistant Lecturer A | |
Hayet AROUFI |
PhD student |
Project Description
Les inondations sont, de toutes les catastrophes naturelles qui frappent le monde chaque année, les plus fréquentes, les plus dommageables et les plus mortelles (Pulvirenti et al., 2011b). Elles sont la source de près de la moitié des décès occasionnés par les catastrophes naturelles au cours des 50 dernières années, et sont responsables de près du tiers des pertes économiques au niveau mondial (James, 2008).Similairement aux autres pays du monde, le passif de l’Algérie a été marqué par de nombreuses inondations qui ont constitué un risque majeur. Elle provoque des dommages humains et matériels souvent assez lourds (Nouri et al 2016). Au cours de la décennie écoulée, les inondations en Algérie sont les plus meurtrières de celles survenues dans les pays du bassin méditerranéen:
10-11 novembre 2001 (Bab El Oued– Alger): pluies diluviennes, 733 victimes, 30 000 de sans abris et importants dégâts matériels.
22 octobre 2000 (Ouest algérien): plus de 24 décès.
10 Avril 1994 (Commune de Ouled Ben Abdelkader de la wilaya de Chlef) : pluies torrentielles ont créées des inondations des terres cultivées, des habitations, des locaux commerciaux, des établissements scolaires et le CFPA, aussi ont barrées le chemin wilaya CW73 sur une longueur de 800 mètres.
Ces inondations sont dues à l’étalement urbain, généré par l’extension des surfaces bâties (industrialisable et habitable) (Astite 2018). Ce changement du mode d’occupation des sols, des milieux agricoles ou forestiers vers des milieux urbains ou périurbains (toitures, allées, pavées, routes et stationnement, etc.) conduit à la modification des axes de ruissellement des eaux d’orage, à la réduction de capacité d’absorption des sols et à l’amplification de la vitesse d’écoulement des eaux.
Dans ce but, l’état Algérien, a consentis des efforts considérables en matière de gestion du risque d’inondation à travers la promotion d’une culture d’atténuation des risques, de gestion et de préparation aux catastrophes. En ajoutant que l’Algérie a mis en œuvre une stratégie nationale de lutte contre les inondations établie à l’horizon 2030, coûtera plus de 311 milliards de DA répartis entre 136 milliards de DA pour les actions structurelles, 62 milliards DA pour les actions non structurelles et 112 milliards de DA pour l’aménagement des bassins versants (MRE , 2018).
Les mesures structurelles (42% de la totalité de l’enveloppe) sont des interventions basées sur les infrastructures d’ingénierie hydraulique à grande échelle (barrages, bassins de rétention, canaux, digues). Concernant les mesures non structurelles (12%), elles présentent, selon elle, les autres types d\\\\\\\'interventions (système de prévision et d’alerte, Plan de Prévision des Risques d’inondation). Ces mesures permettront de réduire l’impact des inondations en renforçant la sécurité des personnes et des biens. Ainsi, pour prendre en charge en priorité les 233 zones à risques, un Plan d\\\\\\\'action interministériel pour la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de lutte contre les inondations a été mise en œuvre.
La région de Souk-Ahras ne déroge pas à ce constat, l\\\\\\\'accroissement de la population et des zones d’urbanisation ainsi que le développement des activités économiques exercent une pression de plus en plus importante sur la gestion des risques d’inondation. Dans ce travail, nous mettons l’accent sur la région de Souk-Ahras. Celle-ci se caractérise par des pluies très irrégulières et torrentielles, des cours d\\\\\\\'eau assez larges et peu profonds et des sols nus, les caractéristiques du relief et du substrat, l’hydrodynamique des sols et le régime hydrologique sont très favorables à la stagnation des eaux en surface. (Aubé M et al 2017). Ajoutant ainsi la dynamique urbaine susceptible de modifier les caractéristiques du relief. Dans ce contexte, il est indispensable de proposer de nouvelles stratégies, afin d’optimiser les tâches des gestionnaires lors de la mise en place des opérations d’interventions. L\\\\\\\'objectif principal de cette étude consiste à proposer un outil d’aide à la décision pour évaluer le risque des inondations sur la région de Souk-Ahras par l’adoption des nouvelles technologies et techniques de modélisation des processus décisionnels.
Tout d’abord, on procède à la télédétection, qui est considérée comme l’outil le plus performant pour la génération d’informations spatiales indispensables à la gestion du risque qui n’est pas encore pleinement exploitée (Calabresi, 1996; Oberstadler et al., 1997; Pellizzeri et al., 2003). Ensuite on essaye d’utiliser des algorithmes fiabiles dans les milieux urbains, où les enjeux humains et économiques sont pourtant plus importants, afin de nous permettre d’évaluer l’ampleur réelle de l’aléa et son évolution.
L\\\\\\\'objectif principal de cette étude consiste à élaborer un outil d’aide à la décision pour évaluer le risque des inondations sur la région de Souk-Ahras par l’utilisation des nouvelles technologies et techniques de modélisation des processus décisionnels pour :
Améliorer la planification des opérations d\\\\\\\'entretien;
Proposer le niveau d’urgence et la priorité sur chaque zone;
Identifier les points noirs et délimiter les zones inondables.
les volets considérés sont:
Le développement d’une méthode de caractérisation spatiale de l’aléa inondation, permettant de déterminer avec précision l’étendue des zones inondées ainsi que la hauteur d’eau en tout point de ces zones;
Le développement d’une méthode d’évaluation de la vulnérabilité de la population aux inondations;
Améliorer la planification des opérations d\\\\\\\'entretien;
Proposer le niveau d’urgence et la priorité sur chaque zone;
Identifier les points noirs et délimiter les zones inondables.